<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/a_madame_du_/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>En quelques temps, en quelques lieux, - a_madame_du_</title>
<description>De Madame de *** à Madame du ***</description>
<link>http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/a_madame_du_/</link>
<lastBuildDate>Thu, 19 Nov 2009 22:16:54 +0100</lastBuildDate>
<generator>Hautetfort.com</generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2009/11/19/les-esseules.html</guid>
<title>Les esseulés</title>
<link>http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2009/11/19/les-esseules.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Madame de ...)</author>
<category>A Madame du ***</category>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 21:52:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/media/02/01/670737219.JPG&quot; id=&quot;media-2111790&quot; alt=&quot;celeb1.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2111790&quot; /&gt;Ma bonne amie,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;On me rapporte que vous souffrez d’un mauvais refroidissement qui vous tiendrait alitée depuis la semaine dernière. Vous savez la confiance que je porte en ces gens de la Faculté ; ces doctes personnes font parfois plus de mal que de bien et je veux croire que celles de votre entourage connaissent leur affaire mieux que ce Diafoirus de Molière. Quoiqu’il en soit, vous trouverez avec ce petit billet quelques douceurs qui ne vous guériront peut-être pas, mais qui n’aggraveront pas non plus votre santé, je m’y engage.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Pour vous distraire, laissez-moi vous conter une visite que je fis à de lointains cousins lors de mon exil en ma campagne bourguignonne. Ce ne fut pas une journée très gaie. Nous étions à la fin de l’été et le ciel était lourd et bas, annonçant un de ces orages secs comme on en voit souvent dans cette partie de notre beau pays. C’était un de ces jours où j’aimerais savoir peindre pour immortaliser la lumière si particulière dans laquelle baignait le paysage. Le gris des cieux vous éblouissait le regard tant il était éclatant et aussi loin que vous regardiez, vous aviez des silhouettes d’arbres, de vignes, de bosquets et de collines qui se détachaient si nettement à l’horizon qu’on les aurait cru découpées aux ciseaux. Il régnait une touffeur accablante qui me rendait insupportables tous ces jupons que la mode nous impose et dont je rêve de me débarrasser tant ils sont malcommodes pour la vie à la campagne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;A la demande de l’un de leurs enfants, je m’étais donc engagée à aller visiter Monsieur et Madame de la M*** qui possèdent un petit château non loin de mes terres. En arrivant là-bas, je fus frappée par la tristesse infinie qui se dégageait de l’endroit. Non que l’architecture de la maison fût austère. C’est au contraire une belle demeure typiquement bourguignonne&amp;nbsp;: un corps principal flanqué de deux tours, des toits de tuiles vernissées et cette pierre très légèrement rosée ainsi qu’il s’en trouve parfois dans cette partie sud de la Bourgogne comme une sorte d’avant-garde provençale. Une vigne vierge entremêlée de glycine habillait magnifiquement la façade, le perron s’ouvrait sur une allée de platanes fraîchement taillés et l’on devinait, dès l’abord, un jardin à la française dont les buis aux formes travaillées et les quatre carrés aux pelouses verdoyantes recevaient certainement tous les égards du jardinier. Un ravissement pour les yeux, en somme. Pourtant, de ce tableau si parfait, il ne ressortait que tristesse et accablement. Je ne savais plus en entrant dans la maison si l’oppression qui gagnait ma poitrine venait de la lourdeur du temps, de mon corset trop serré ou bien de l’atmosphère qui se dégageait de ce lieu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Cette étrange impression ne me quitta pas et s’accrut même pendant le moment où l’on me fit attendre dans un petit salon l'arrivée de Monsieur et Madame de la M***, retenus par leur vigneron. Une fois encore, ce décalage entre l’aspect chaleureux et accueillant de ce boudoir et ce que je percevais me frappa. Tout dans cette pièce invitait au délassement&amp;nbsp;: des bergères confortables, un épais tapis venu de la lointaine perse, des tentures superbes aux couleurs chatoyantes, quelques livres posés sur le marbre d’une commode et, de ci, de là, des figurines de porcelaine biscuit… Je n’osais cependant m’asseoir de crainte de déranger l’ordre si parfait de la pièce. Le regard vide et froid du portrait placé entre les deux fenêtres accentuait, si cela était encore possible, mon malaise.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Perdue dans la contemplation de cet ancêtre de mes hôtes, je ne les entendis pas entrer&amp;nbsp;; je sentis tout à coup que l’on m’observait et me retournais&amp;nbsp;: Monsieur et Madame de la M*** étaient là, sur le seuil de la pièce, me regardant avec une étrange lueur dans les yeux. Je m'avançais vers eux, un sourire accroché aux lèvres. Bien que nous soyons parents, il n'y eut point d'effusion ; mon cousin me baisa la main d'une façon polie mais machinale et son épouse me donna une accolade sans chaleur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Une fois que nous fûmes dans le salon, Madame de la M*** fit servir un vin doux et des biscuits. A voir la mine de mon cousin, je n'eus pas grand mal à comprendre qu'il aurait tout donné pour être ailleurs. Vous connaissez, ma chère, cette expression «&amp;nbsp;s'ennuyer à cent sous de l'heure&amp;nbsp;»… Eh bien, à ce compte là, Monsieur de la M*** a terminé l'après midi fort riche ! J'en ri aujourd'hui, mais sur l'instant, croyez bien que je n'étais pas à mon aise. Je suis tout de même très étonnée que cet homme, qui se pique d'avoir une éducation parfaite, qui ne cesse de rappeler à tout bout de champ toutes les charges et devoirs pesant sur celui qui naît dans notre petite société, qui n'a pas de mots assez durs pour condamner tel ou tel comportement, qu'un tel homme donc, se montre aussi peu soucieux du bien-être de ces hôtes. C'est là pourtant le point le plus saillant d'une bonne éducation. Manquez à votre devoir d'hospitalité et l'on aura tôt fait de vous juger. Il y a quelques paradoxes aussi à faillir sur ce point quand on s'attache autant aux apparences.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Contrastant avec l’attitude renfrognée de son époux, ma cousine me donnait avec une volubilité, qui ne cessait de m’étonner, des nouvelles des uns et des autres. Je mis ce relâchement soudain sur le compte du vin doux. En moins de temps qu’il ne me faut pour vous l’écrire, je fus informée de tout ce que je devais savoir sur ce qu’il s’était passé dans leur petite société villageoise. Elle me raconta comment le nouvel abbé sermonna si bien les brebis égarées un dimanche que, depuis, plus personne n’osait le recevoir à dîner de peur de se faire épingler en chair à la messe suivante. J’appris également qu’une parente commune avait donné un bal dont l’objet inavoué était de trouver un parti pour chacune de ses filles&amp;nbsp;; la tâche est grande, songez qu’elle en six. Ma cousine me décrivit ensuite avec force détails les travaux qu’ils avaient engagés dans la demeure de leur vigneron. Ah ça, mon amie, il faut rendre grâce à mes cousins d’avoir toujours eu à cœur de soigner leurs gens.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;En revanche, point de nouvelles de mes petits cousins, les enfants de Monsieur et Madame de la M***. Mon regard se porta un instant sur le médaillon que ma cousine avait à son cou et sur lequel une délicate miniature d’enfant était peinte. Elle le caressait sans cesse de la main tandis qu’elle parlait et lorsqu’elle vit que je l’avais remarqué, elle détourna rapidement ses yeux brusquement voilés de larmes&amp;nbsp;; mon cousin n’esquissa pas un geste de réconfort pour son épouse, il soupira. Je crus avoir rêvé cette émotion fugitive tant ma cousine reprit vite sa contenance et je ravalais la question qui me brûlait les lèvres, n'osant avouer que je venais de la part de leur fille. Je vous parais sans doute bien lâche, mais il y a des situations si terribles qu’il vaut mieux s’en tenir éloigné. Il y a toujours eu chez les M*** beaucoup plus d’affectation que d’affection.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Cette sorte de mal est hélas fort répandu dans nombre familles de cette société que l’on dit bonne. Bonne, mais en quoi l’est-elle, mon amie&amp;nbsp;? Pour les apparences, certainement&amp;nbsp;! Pour les sentiments, c’est une autre affaire. Combien de drames se sont joués sur un air de valse dans un cadre merveilleux&amp;nbsp;? Combien de fils ont quitté leur père sans un mot, pas même un adieu&amp;nbsp;? Combien de filles ont fait un mariage sans amour pour quitter une mère vide de tendresse&amp;nbsp;? Combien de caveaux sont pleins de parents morts seuls&amp;nbsp;? Ils sont nombreux ceux dont le souvenir n’est plus entretenu, car même cela est trop douloureux pour les vivants, les survivants. Voilà ce qui me vint à l'esprit en voyant les yeux humides de Madame de la M*** .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Il m’apparut brusquement que mon malaise était là. Cette maison magnifique n’était plus qu’un tombeau vide, froid et sans âme. On continuait à y jouer la tragédie de la vie, éternel recommencement des mêmes scènes, jour après jour, mais il n’y avait plus de spectateurs. Les acteurs, tristes marionnettes, déambulaient machinalement dans un décor d'une beauté sans âge, se donnant la réplique dans l'indifférence l'un de l'autre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;On me raccompagna poliment sur le perron. En me retournant une dernière fois, je vis Monsieur de la M*** esquisser un geste de tendresse. Pour son chat...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Une bien triste journée, vous dis-je.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Votre FE.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;S.Sicart. Tous droits réservés, reproduction interdite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2009/11/10/le-plumitif.html</guid>
<title>Le plumitif</title>
<link>http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2009/11/10/le-plumitif.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Madame de ...)</author>
<category>A Madame du ***</category>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 14:29:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/media/01/02/1538681923.jpg&quot; alt=&quot;et_si_finalement_....3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2093468&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ma bonne amie,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;L’automne décline, Paris s’endort doucement, et je retrouve les délices de mon petit boudoir.&amp;nbsp;Je suis une femme de paradoxes. En ces temps où chacun se pique d’écrire, j’ai pour ma part remisé mes feuilles, mes encres et mes plumes dans cette vieille écritoire qui m’accompagne en tous lieux. Retenue un temps par quelques ennuis de santé, je suis ensuite partie sur mes terres de Bourgogne. Là-bas, des soucis ancillaires répétés ne m’ont guère laissé le loisir de me mettre à ma table de travail. Las&amp;nbsp;! Me voici de retour.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;J’ai reçu il y a quelques semaines de cela une personne qui m’avait été recommandée par un ami membre de l’Académie. Il s’agissait d’héberger un jeune homme qui se rendait à un salon littéraire d’un genre nouveau&amp;nbsp;appelé «&amp;nbsp;foire au livre&amp;nbsp;». Vous me connaissez, mon naturel me porte plutôt à la confiance et ma maison est toujours ouverte au talent, qu’il soit reconnu ou en devenir. Je me suis donc dit qu’avec une telle recommandation, ce garçon devait en avoir dans la plume si vous m’autorisez cette grivoiserie littéraire et je l’ai convié dans mon salon.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;J’ai d’abord été fort surprise par l’attitude méprisante et hautaine du sieur. Soit, ai-je pensé en mon for intérieur, cette assurance éhontée doit puiser sa source dans le génie du personnage… J’ai donc fait crédit sur ce point à notre homme et nous avons commencé à converser. En fait de conversation, j’ai eu droit, mon amie, a un monologue absolument édifiant&amp;nbsp;au cours&amp;nbsp;duquel&amp;nbsp;ce jeune perroquet faisait son propre éloge en tant qu’écrivain. Me croirez-vous si je vous dis qu’il a poussé le jeu jusqu’à me décrire par le menu tout ce qui pouvait le rapprocher des plus grands de nos hommes de lettres.&amp;nbsp;Je vous passe les effets de manche qui ponctuaient son propos, de même que je vous épargne la description de ses mines inspirées quand il me détaillait les affres de ses créations. Je dois à ma bonne éducation de ne pas m’être esclaffée. A la fin de la soirée tout ce verbiage m’avait tant épuisée que je suis allée me coucher sans passer par ma petite bibliothèque comme je le fais d’ordinaire. J’ai dormi d’un sommeil que je qualifierai d’éternel tant il fut lourd et profond.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;A mon réveil, le lendemain matin, le jeune homme était parti retrouver ses pairs au salon en question. Pour me distraire, disait le petit mot qu’il avait écrit à mon attention, il me laissait une épreuve de son manuscrit. Je passais sur la faute d’orthographe énorme qui ornait le premier mot de la missive. Votre amie facétieuse a préféré la mettre sur le compte d’un souci esthétique de son auteur. Certains de nos grammairiens n’ont-ils pas érigé la fantaisie orthographique en art à part entière&amp;nbsp;?&amp;nbsp;J’ouvrais donc le manuscrit pleine d’indulgence et de bonne volonté.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Comment vous décrire ce que j’ai lu&amp;nbsp;? Ah, certes ce jeune homme avait du génie, mais je doute fort que ce soit celui dont il se croyait pourvu. Figurez-vous qu’il était parvenu, par son seul style, à rendre plus lourd que le plomb des propos par ailleurs d’une insignifiance crasse. Tout n’était que redondances, mots faussement savants employés mal à propos, fautes de temps, de style et j’en passe. De façon générale, je ne crois pas que l’on puisse sacrifier le style sur l’autel des idées… Songez qu’ici, il n’y a ni style, ni idée… Voilà ce que notre temps produit comme gens de lettres&amp;nbsp;! Si encore il se contentait de les produire… mais voilà qu'il les encense.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Nous vivons une drôle d’époque et, pour tout vous dire, je ne m’y sens pas à mon aise. La quantité l’emporte sur la qualité, et le faire-savoir sur le savoir-faire. S’il y a des domaines où ce constat n’emporte guère de conséquences dommageables, il n’en est rien s’agissant des Arts. Les Lettres, qui y ont toute leur part, ne sont pas épargnées par ce mal.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Plus que jamais, tout est perdu, mon amie. L’élégance des mots s’en est allée au fil des siècles. L’humilité, mère de l’excellence, a été remisée au grenier des valeurs obsolètes avec sa consœur la rigueur. On s’auto-congratule, on se coopte, on érige la médiocrité en nouvel étalon. Il n’y a plus d’écrivains dans des salons, mais des plumitifs dans des foires, et ce sont les Lettres que l’on mène à l’abattoir.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Ne vous étonnez pas qu’après tout cela, j’ai envie de poser mes stylos.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Votre triste et toujours lucide&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;FE&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Reproduction interdite, tous droits réservés.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2009/04/09/apres-diner.html</guid>
<title>Après dîner</title>
<link>http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2009/04/09/apres-diner.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Madame de ...)</author>
<category>A Madame du ***</category>
<pubDate>Thu, 09 Apr 2009 23:27:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;img name=&quot;media-1689258&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;pompadour_by_francois_boucher1757-26k.jpg&quot; id=&quot;media-1689258&quot; src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/media/00/01/1942353512.jpg&quot; /&gt;Ma très Chère,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;C’est au jour déclinant que le temps m’est enfin offert de répondre à votre petit billet.&amp;nbsp;Je vous sais bienveillante ; aussi, je peux bien vous dire la raison de ce retard. J’ai trouvé ma maison sans dessus dessous, mes gens courant de toutes parts, la cuisinière tempêtant et les filles de cuisine hurlant comme cochon qu’on égorge… Et pourquoi ma bonne&amp;nbsp;amie&amp;nbsp;? Pour une souris. Une malheureuse petite bestiole sortie d’on ne sait quelle plinthe… J’ai retroussé à mon tour mes jupes pour courir après l’importune qui bien évidemment n’avait pas demandé son reste. Songez un peu qu’il y a chez moi deux chats et qu’aucun des deux n’a daigné faire un sort à ce minuscule quadrupède venu les narguer, non point au nez et à la barbe qu’ils n’ont pas, mais aux crocs et à la moustache dont ils sont pourtant bien pourvus. Voyez mon amie dans quelle sorte de maison je suis&amp;nbsp;! Chez moi les chats sont repus et ventripotents tandis que les souris insolentes sautillent et gambadent… Finalement cela me sied. Vous savez comme j’ai pour les conventions les mêmes préventions qu’un abbé se doit d’avoir pour le sexe que l’on dit beau…&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;Pardonnez à votre amie ces petites digressions. Je suis incorrigible.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;Je reste comme vous dans le ravissement de notre dîner de tantôt. Notre petite société est bien agréable et Madame de P*** sait recevoir à merveille. Plaisir des yeux et de la bouche, conversation bien menée, voilà qui me réconcilie avec le genre féminin. A vous je peux bien le dire, j’ai – l’âge avançant – &lt;a href=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/09/29/il-n-est-de-bonne-compagnie.html&quot;&gt;bien du mal à supporter la compagnie de mes congénères.&lt;/a&gt; J’ai grand hâte de rencontrer votre belle amie de province dont vous nous parlez tant. J’espère qu’elle pourra atteindre notre bonne vieille capitale sans encombre. On me rapporte des bruits inquiétants sur l’état de sûreté de certaines de nos routes et les dames de qualité ne sauraient voyager sans la compagnie de gens d’armes dévoués.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;Je vous laisse ma Chère&amp;nbsp;; j’attends mon frère l’abbé qui vient me préparer à faire mes Pâques.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;Votre fidèle,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;F.E.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Tous droits réservés, reproduction interdite&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2009/04/08/a-madame-de-boulogne.html</guid>
<title>A Madame de Boulogne</title>
<link>http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2009/04/08/a-madame-de-boulogne.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Madame de ...)</author>
<category>A Madame du ***</category>
<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 23:44:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;img name=&quot;media-1687569&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;4751_La_Petite_Sultane_fragonard_web-2.jpg&quot; id=&quot;media-1687569&quot; src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/media/02/02/1987913103.jpg&quot; /&gt;Mon amie,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Je reçois à l’instant votre mot. Dieu m’est témoin&amp;nbsp;: j’en tremble encore tant ma joie est grande de vous savoir en bonne santé. Je me suis un peu attardée dans mes terres&amp;nbsp;; une mauvaise angine, un hiver rigoureux et des chemins rendus impraticables par le gel ont eu raison de mon retour rapide. Les routes de notre bon pays ne résistent pas aux rigueurs de l’hiver&amp;nbsp;et les roues de mes voitures demandent quelques ménagements. Las&amp;nbsp;! J’ai fait contre mauvaise fortune bon cœur et j’ai profité de cet exil saisonnier pour régler quelques affaires&amp;nbsp;laissées en souffrance depuis la saison dernière. Le charme de ces grandes demeures exige quelque entretien et j’avais sur ce point précis quelque doute sur la rigueur de mon intendant.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Mais, laissons cela et venons-en à vous. Quelle tristesse je sens poindre dans les quelques lignes que vous me faites porter&amp;nbsp;! J’ai su par ma cousine Madame de la *** les tourments que vous endurâtes à l’automne. Nous devons à notre rang bien des turpitudes… le mariage en est une&amp;nbsp;! Croyez bien que j’ai souffert mille morts de ne pouvoir être à vos côtés en ces pénibles instants. Pas un jour ne s’est écoulé sans que je ne prie pour la résolution de vos affaires. Je suis bien aise de vous savoir soutenue par Monsieur Le *** . C’est un brave homme et ses conseils sont toujours judicieux. Tenez bon, mon amie. Vos résolutions sont bonnes et gardez les fâcheux loin de votre porte. Ne cédez pas aux emportements trop faciles. Ils épuisent vos forces et ne vous mènent pas bien loin. Laissez ce triste sire chercher querelle seul, il finira par s’épuiser. S’il n’était qu’une seule chose à retenir de notre éducation, ma Chère, ce serait sans nul doute la dignité. Par votre naissance, je vous en sais bien pourvue.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Je vous envoie toute mon affection.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Votre FE&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Tous droits réservés, reproduction interdite&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2007/02/06/cinq-petits-secrets.html</guid>
<title>Cinq petits secrets...</title>
<link>http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2007/02/06/cinq-petits-secrets.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Madame de ...)</author>
<category>A Madame du ***</category>
<pubDate>Tue, 06 Feb 2007 16:10:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;img src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/images/thumb_Fragonard.jpg&quot; alt=&quot;medium_Fragonard.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left&quot; /&gt;Mon amie,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Je vous l’avais déjà dit&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/01/16/la-bonne-annee.html&quot;&gt;&lt;i&gt;l’an dernier&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;, je ne déteste rien tant que ces périodes où l’année ne cesse de commencer pour finalement s’achever dans le temps d’un soupir&amp;nbsp;!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Voici février entamé sans que je ne vous ai donné de nouvelles. J’ai pour notre amitié un respect infini, aussi, je vous épargnerai les fallacieuses excuses que j’aurais pu trouver pour justifier mon silence. Je n’en ai pas ou alors je n’en ai qu’une&amp;nbsp;: la paresse. Votre amie, celle que vous chérissez depuis tant d’années est une grande paresseuse devant l’éternel. C’est l’un de ses petits secrets. Pour combattre ce défaut, j’ai depuis l’enfance pris le parti de me débarrasser le plus vite et le mieux possible de toutes les corvées de l’existence. C’est bien là le paradoxe de cette imperfection qui me conduit au bout du compte à une perpétuelle agitation tant il est vrai qu’une tâche chassant l’autre et les heures du jour étant fixées ad vitam aeternam à vingt quatre, mon oisiveté naturelle n’est satisfaite que le soir au coucher&amp;nbsp;!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Une petite confidence en entraîne une autre et il faut bien que je vous avoue qu’en plus d’être paresseuse, je suis obsédée par la propreté. Je vous vois sourire et vous dire, que j’ai là une obsession fort peu gênante compte tenu du nombre de personnes à mon service pour l'assouvir dans les plus infimes détails. Cela serait vrai si je n’effectuais pas moi-même certains devoirs domestiques par crainte que mes gens me jugent mal sur la mine plus ou moins poussiéreuse de mon boudoir ou, pire, de mes commodités. C’est ainsi que votre amie se retrouve souvent les jupes retroussées à frotter son parquet et briquer ses cuivres quand ses gens, eux, dorment du sommeil du juste.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;En relisant ces quelques lignes, je me rends compte que je suis une grande dissimulatrice. A ce propos, je dois vous avouer que dans mes jeunes années, j’ai eu le désir de quitter le chemin qui m’était destiné pour suivre les cours d’une troupe de théâtre. Mes humeurs changeantes, mes emportements soudains, mes engouements passagers, mes rires intempestifs, bref toutes les facettes de mon tempérament auraient pu s’exprimer en un tel emploi. Par l'alchimie de la scène, mon caractère serait devenu talent.&amp;nbsp; Las&amp;nbsp;! En un regard et quelques mots, Monsieur mon Père, a redonné à mon pas sautillant la cadence qu'il sied à celui des gens de notre monde. Encore aujourd’hui, j’ai parfois des regrets de ne pas avoir fait preuve de plus de constance sur cette voie et d’avoir préféré la grand’route aux chemins de traverse. J’ai pourtant connu de sombres traversées dont je ne suis pas fière mais puisque le propos est à la confession il faut que je vous le dise.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Il n’y a rien que je supporte moins que la trahison. Je l’abomine en politique, je l'abhorre en amitié et en amour, elle me rend capable du pire. Avec l’âge vient la raison et c’est heureux quand vous saurez que jeune amoureuse éconduite, je n’ai pas hésité à faire corriger l’objet de mon ressentiment par l’un de mes courtisans contre la promesse de certaines faveurs. De la petite fille capricieuse et gourmande qui volait en cachette des biscuits qu’on lui refusait, à cette toute jeune femme qui fait corriger son amant, il y a une unité ne trouvez-vous pas&amp;nbsp;? Je n’aime pas qu’on me résiste, là est toute ma cohérence.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Gardez bien mon amie tous ces petits secrets pour vous, il y en cinq pas un de moins. Je laisse à mon ami&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://lapinos.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;i&gt;Garenne&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;, le soin de relever le défi à son tour. S’il le souhaite.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Votre toujours fidèle,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;F.E.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Tous droits réservés, reproduction interdite&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/11/01/si-vis-pacem-para-bellum.html</guid>
<title>Si vis pacem, para bellum...</title>
<link>http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/11/01/si-vis-pacem-para-bellum.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Madame de ...)</author>
<category>A Madame du ***</category>
<pubDate>Wed, 01 Nov 2006 16:00:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/images/thumb_22m.jpg&quot; alt=&quot;medium_22m.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; color: #3333cc; font-size: x-small;&quot;&gt;Chère Amie,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; color: #3333cc; font-size: x-small;&quot;&gt;Qu’est-ce donc que ces nouvelles épouvantables que vous me donnez là&amp;nbsp;? Je sens tant de résignation dans vos lignes que j’en suis toute retournée&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; color: #3333cc; font-size: x-small;&quot;&gt;Eh quoi&amp;nbsp;? L’église de votre bourg a brûlé et vous auriez voulu que les coupables ne fussent point punis ?&amp;nbsp;Et pour quelles raisons je vous prie&amp;nbsp;? Pour éviter que ne soit publiquement flétrie la réputation des saisonniers qui viennent aider vos gens aux champs ?&amp;nbsp;De grâce mon amie, reprenez-vous&amp;nbsp;! Que craigniez-vous au juste&amp;nbsp;? Vous avez le droit de votre côté ce me semble - alors, usez-en&amp;nbsp;! Vous me confiez vos craintes de représailles, de contagion, d’embuscade - fichtre que ces mots sont laids sous votre plume&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; color: #3333cc; font-size: x-small;&quot;&gt;Je vous croyais en villégiature à la campagne, accompagnant votre époux dans sa sinécure, et je vous découvre en campagne usant de termes guerriers&amp;nbsp;! Les faits que vous me décrivez sont graves et doivent être punis. Les abords de notre capitale ont connus de tels évènements il y a peu et la riposte de nos gens d’armes n’a pas été assez ferme, j’en ai bien peur. Sinon comment expliquer les soubresauts qui agitent maintenant nos provinces&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; color: #3333cc; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Il fallait frapper vite et fort. Au lieu de cela nous avons assisté à une sorte de mea culpa collectif insipide et creux. Certains beaux esprits théorisaient sur la responsabilité de la cité qui n’aurait pas su se montrer assez accueillante, ouverte et tolérante envers ces mauvais bougres venus d’on ne sait où et glorifiant je ne sais quel dieu. Aujourd’hui encore, malgré la multiplication de faits identiques à celui que vous me rapportez, on nous dit qu’il ne faut pas les tenir aux portes de la ville, mais leur ouvrir nos porches, leur donner du travail, leur offrir le gîte et le couvert. On nous interdit même de les juger sur des mines qu’ils ont mauvaises la plupart du temps. Il circule des libelles contre une police qui ne fait plus peur et dont on se joue même.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; color: #3333cc; font-size: x-small;&quot;&gt;Je vous le redis mon amie, il aurait fallu frapper fort. J’ai crainte que la peur n’ait changé de camp. Pour n’avoir pas su embastiller à temps quelques fauteurs de troubles, c’est la France entière que l’on tient sous le joug d’une tyrannie diffuse, mais bien réelle : celle des bons sentiments&amp;nbsp;; des bons sentiments qui dégoulinent d’une naïveté qui nous conduira à notre perte. Quand je lis vos scrupules, je me dis que la roue est en marche. Je refuse cette fatalité. Dans cette affaire mon amie, c’est la légiste qui vous parle. La chrétienne, quant à elle, n’a plus que la prière&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; color: #3333cc; font-size: x-small;&quot;&gt;Votre FE&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; color: #3333cc; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Tous droits réservés, reproduction interdite&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; color: #3333cc; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/10/16/une-vie-provinciale.html</guid>
<title>Une vie provinciale...</title>
<link>http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/10/16/une-vie-provinciale.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Madame de ...)</author>
<category>A Madame du ***</category>
<pubDate>Mon, 16 Oct 2006 17:10:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/images/thumb_Raoux_II_ingr.jpg&quot; alt=&quot;medium_Raoux_II_ingr.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Ma Chère,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Votre dernière lettre me laisse les yeux humides et le souffle court. Je vous y ai senti si triste et si lasse que j’en ai eu du mal à trouver le sommeil plusieurs nuits de suite. Notre petite société vous manque et la vie semble avoir perdu tout attrait à vos yeux. Vous pleurez les joies de la précédente affectation de votre époux et vous ne parvenez pas à vous sentir chez vous dans ces murs provinciaux. Voilà ce que c’est mon amie que d’épouser un cadet&amp;nbsp;! Eussiez-vous choisi l’aîné de la famille que vous seriez aujourd’hui ma voisine, petite reine en l’hôtel de ***.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Je suis cruelle comme seule une amie peut l’être, car je crois de mon devoir de vous ramener à la raison. Laissez donc parler ces méchantes langues. Ce qu’elles colportent est si exagéré que cela prête à sourire. Dites-vous que ce qui paraît énorme, vu de votre petite cité fortifiée, rapetisse en passant la Loire pour finir dérisoire une fois la Seine franchie. J’espère vous rassurer pleinement en vous écrivant qu’ici votre réputation est intacte. Hier encore, Madame de la *** et sa cousine Hermine du *** me demandaient de vos nouvelles et me chargeaient pour vous de mille gentillesses. Tenez, ce matin même, mon cousin l’Abbé de *** me prie de vous demander l’hospitalité d’une nuit, car il doit prochainement retrouver son Abbaye et souhaite faire étape chez vous, qui êtes à mi-chemin.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Je vous en conjure ma chère, ne vous montrez pas aussi sensible aux petitesses de ce monde. Ne laissez pas des gens qui ne vous sont rien vous dicter votre conduite et vous dire ce qui est ou n’est pas convenable pour une dame de qualité. Il faut à tout prix vous prémunir des coups les plus vils commandés par l’envie, la jalousie ou que sais-je encore. Votre grande sensibilité est toute à votre honneur mais elle ne doit pas se retourner contre vous. Soyez chrétienne en écoutant la douleur de ce monde mais fermez votre cœur à la fausseté et l’hypocrisie. Il y a de l’équilibrisme dans cette sorte d’exercice et je conviens aisément que la chose est ardue. Je vous sais vaillante, rien ne vous est donc impossible.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Votre amie fidèle&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Tous droits réservés, reproduction interdite&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;F.E.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/09/29/il-n-est-de-bonne-compagnie.html</guid>
<title>Il n'est de bonne compagnie ...</title>
<link>http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/09/29/il-n-est-de-bonne-compagnie.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Madame de ...)</author>
<category>A Madame du ***</category>
<pubDate>Fri, 29 Sep 2006 20:45:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3333ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/images/thumb_Raoux_ingr.jpg&quot; alt=&quot;medium_Raoux_ingr.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3333ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Mon amie,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3333ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Je vous l’ai dit maintes fois, je nourris de sérieux doutes sur l’utilité des concessions mondaines que nous devons à notre petite société. Je vous vois sourire et vous moquer peut-être. Vous auriez bien raison. Il est vrai que je me laisse souvent tenter même si je renâcle toujours comme un mauvais cheval lorsque le carton me parvient. Las&amp;nbsp;! Chaque jour qui passe me rapproche de l’échéance et mes résolutions faiblissent. La curiosité est mauvaise conseillère et votre amie lui tend une oreille complaisante. Je me trouve ainsi, plus que je ne le souhaiterais, entraînée loin des chaudes tentures de mon boudoir.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3333ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Je reviens à l’instant de l’une de ses petites causeries de dames où l’on feint d’être à son aise en sirotant un chocolat trop chaud, perchée plus qu’assise sur des fauteuils dont la facture l’emporte sur le confort. J’ai encore les oreilles pleines, c’est là le comble, des babillages creux de certaines de mes voisines. A de rares exceptions près, ces dames n’ont rien à dire mais elles le font savoir haut et fort et tous ces «&amp;nbsp;riens&amp;nbsp;» mêlés forment un brouhaha éprouvant pour mes nerfs. Je ne montre rien de cela et, pourquoi vous le cacher, je m’amuse même à feindre de priser fort leur compagnie. Le temps ne s’écoule lentement que lorsque l’on s’ennuie. J’ai donc trouvé dans cette petite comédie la parade pour accélérer le pas de Chronos et cette pensée secrète, je dois bien vous l’avouer, m’amuse énormément. Cette duperie bon enfant m’emmène pourtant plus loin que je ne le pensais car ces dames désormais recherchent ma compagnie.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3333ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Pas un jour sans son lot de billets me priant d’accepter pour telle date à telle heure tel souper. Jugez comme la chose est coquasse&amp;nbsp;: me voici en quelque sorte prise dans mes propres filets&amp;nbsp;! Moi qui n’apprécie rien tant que les petits comités, voilà que je virevolte d’un salon à un autre quand mon petit boudoir, lui, reste désespérément vide. J’ai tout fait pour accélérer la marche du temps et voici maintenant qu’il s’égrène trop vite, si vite, même, que je n’en ai plus une miette pour vous écrire. Même si parfois la légèreté de ces dames me délasse, croyez bien que je souffre de cette situation et l’absence de profondeur me pèse au bout du compte.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3333ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;J&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3333ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;e ne saurais pourtant vous faire une promesse ferme de changement dans un proche avenir. Je réserve cette sorte de mensonge mondain que sont les faux engagements à certaines coteries mais à vous je dois la vérité. Ne pouvant être aussi proche de vous que je le souhaiterais, ne serait-ce que par l’entremise de ma plume, je vous reste fidèle en pensée. C’est fort peu et c’est beaucoup. C’est selon.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3333ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Toujours votre,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; color: #3333ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;FE&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Tous droits réservés, reproduction interdite&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; color: #3333ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/07/03/petit-billet.html</guid>
<title>Le retour ?</title>
<link>http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/07/03/petit-billet.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Madame de ...)</author>
<category>A Madame du ***</category>
<pubDate>Mon, 03 Jul 2006 17:20:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/images/thumb_522px-Plabche_VII_D_apres_la_Toilette_d_une_Elegante_de_Freudeberg.jpg&quot; alt=&quot;medium_522px-Plabche_VII_D_apres_la_Toilette_d_une_Elegante_de_Freudeberg.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;span&gt;L'encre de mes dernières lettres doit être bien sèche voire passée depuis le temps que je vous laisse dans le silence. Dieu m'est témoin que j'ai en vous une amie fidèle dont je n'ai pas à craindre le courroux. Je suis encore un peu faible ; aussi, je ne peux vous promettre une lettre quotidienne comme cela fut le cas en d'autres temps. Mon salon s'est éteint doucement malgré le passage de quelques amis venus y quérir des nouvelles que votre amie était bien en peine de donner. Je voudrais qu'ils sachent que leurs messages ont bien adouci certaines de ces heures sombres. Vous leur direz, n'est ce pas ? Vous qui me connaissez savez bien que j'ai toujours grand-mal à montrer mes sentiments. Que voulez-vous, je dois à Monsieur mon père d'exceller dans l'indifférence. C'est là un travers qu'il me faudrait corriger. La dignité que nous devons à notre éducation est une chose terrible quand elle conduit à ravaler au plus profond de l'être toute spontanéité. Je n'ai rien contre les principes, vous le savez bien, car ils soutiennent l'Homme. Point trop n'en faut toutefois car, à l'excès, ils donnent de l'âme une vision déformée comme celle que les corsets donnent de nos corps. Ainsi va notre petit monde, mon amie. Il n'y a pas que du bon dans cette société composée de gens que l'on dit de bonne compagnie. Combien d'entre eux sont morts, étouffés par les larmes qu'ils n'ont su verser ? Je voudrais bien le savoir. Mais je me rends compte que ces lignes reflètent une humeur que je n'ai pas encore à la fête. Je vous laisse donc pour aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;span&gt;Votre FE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Tous droits réservés, reproduction interdite&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/01/27/quand-le-rideau-tombe.html</guid>
<title>Quand le rideau tombe</title>
<link>http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/archive/2006/01/27/quand-le-rideau-tombe.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Madame de ...)</author>
<category>A Madame du ***</category>
<pubDate>Fri, 27 Jan 2006 11:55:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/images/medium_megrandmet.2.jpg&quot; /&gt;Ma chère amie,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Il se donnait hier soir une petite &lt;a href=&quot;http://lajeunessed-albandebricoule.hautetfort.com/archive/2006/01/31/precieuse-et-ridicule.html&quot;&gt;représentation&lt;/a&gt; théâtrale chez l’une des relations de notre amie B. Comme elle ne souhaitait pas s’y rendre seule, je l’y ai très volontiers accompagnée. Nous avons passé une soirée fort amusante même si la pièce en elle-même ne présentait pas grand intérêt : texte très inégal, acteurs de second ordre, costumes rapiécés. Tout cela sentait un peu trop l’économie et la satire est tombée à plat. Quand on veut donner dans le clinquant, il faut y mettre les moyens. Je dois à la vérité de reconnaître quelques bonnes formules auxquelles nous avons ri de bon cœur même si Monsieur Molière, lui, les aurait sans doute rayées d’un trait de plume. Nous avons retrouvé là bas quelques amis avec lesquels nous sommes convenus de nous retrouver plus tard pour médianoche. B. toujours à l’affût des nouveaux talents, a souhaité convier l’auteur à cette petite soirée impromptue. Le pétillant était dans nos verres et point ailleurs tant ce jeune homme s’est montré terne dans sa mise et lent dans les réparties. Vous connaissez notre petite compagnie : les hommes y ont le verbe haut et les femmes, ma foi, ne s’en laissent pas conter. Notre jeune auteur en a été pour ses frais je crois. Il me paraît toujours risqué de juger une société sur l’image partielle qu’elle donne d’elle à un moment donné. Le théâtre n’est pas là où l’on pense qu’il est et la pièce qui se joue n’est pas toujours achevée au tombé du rideau.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;Votre FE&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #3300ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Tous droits réservés, reproduction interdite&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
</channel>
</rss>